Si on ne peut plus aller dehors et à l’étranger qui nous empêcherait de voyager à l’intérieur ? Le confinement est pour moi, le moment privilégié de faire un point sur mes expériences passées et mes aspirations futures. L’un de mes souvenirs les plus marquants, du haut de mes 29ans est mon voyage au Cambodge ; un voyage que je souhaite vous partager sur Asie Kawaii France.

Chapitre 1 : Embarquement immédiat

5 Novembre 2015, à l’aéroport Charles de Gaulle, je m’apprête à m’envoler vers Phnom Penh, la capitale du Cambodge. Mon diplôme d’ingénieur en poche, j’ai décidé d’aller travailler au Cambodge pendant un an, au sein de l’ONG AMICA pour le projet appelé : L’H2otus. La mission consiste à gérer les travaux de construction d’un réseau d’eau potable pour 3000 habitants de Trean, une des communes reculées de la campagne cambodgienne.


J’ai toujours voulu après mes études partir à l’étranger. Lorsque le directeur d’AMICA m’a annoncé que j’étais retenue, j’étais pleine de joie et je sentais que ce voyage allait changer ma vie. Mes parents, eux, étaient loin de sauter de joie. « Pourquoi le Cambodge ? C’est sale ! C’est dangereux ! Tu vas attraper des maladies dans les villages ! Tu ne parles même pas la langue ! Tu serais mieux payée en France ! Et pourquoi pas les Etats-unis ou l’Australie ? ». Il y avait de quoi être dégoûtée de « my Cambodian dream », mais ils ont finalement accepté ou plutôt je ne leur avais pas laissé le choix.

Arrivée à l’aéroport de Pochentong, je suis vite frappée par la chaleur étouffante. 

Ça me faisait le même effet les fois où j’avais débarqué en Thaïlande mais j’en avais visiblement oublié la sensation. Ce qui m’interpelle aussi, c’est l’odeur de l’encens dès l’arrivée. J’avais entendu dire que le Cambodge regorgeait de nombreux temples et pagodes, mais pourquoi donc un tel parfum, ici ? Il devait y avoir des autels répartis dans l’aéroport, visant à protéger le lieu et les avions qui décollaient et venaient à Phnom-Penh, me disais-je. Très rapidement (l’aéroport étant relativement petit), j’aperçois mon frère et ma mère me faisant signe de la main. Ils étaient en vacances en Thaïlande depuis une semaine et tenaient à m’aider pour mon installation au Cambodge. Soyons clairs, c’était surtout la volonté de ma mère qui ne se voyait pas laisser sa fille dans un endroit qu’elle ignorait, en colocation avec un homme qu’elle connaissait encore moins. Après une nuit à Phnom-Penh et quelques jours passés ensemble à Kampong Cham, ma mère et mon frère présents pour me soutenir dans cette nouvelle expérience,  repartirent direction Bangkok. J’avais un petit pincement au cœur à me retrouver seule (même si j’étais avec Antoine, le fameux coloc inconnu) mais j’étais euphorique et pleine d’envie de vivre ces 12 prochains mois à fond, dans la peau d’une “konkat”, à la découverte du Cambodge

Part II